AUJOURD’HUI J’AI PLEURÉ CHEZ LECLERC

Tout le monde connait les supermarchés Leclerc. C’est une enseigne plutôt appréciée grâce aux produits de qualité et aux prix abordables. Certains diraient que c’est un bon compromis entre les discounts et les hypers. Pour les personnes dans la démarche zéro déchet cela reste un supermarché qui génère énormément de déchets avec des produits très emballés. Pour moi, Leclerc est devenu le symbole de tout ce que je n’aime pas dans la grande distribution. Chez eux j’ai vécu une humiliation que je n’arrive toujours pas à avaler.

NB: J’ai écrit l’article qui suit le 08 Juin 2015 et je l’ai publié sur mon premier blog CherMiniNous. Il a ensuite été repris par Mr Mondialisation le 09 Juin 2015. Mon article a ensuite été repris par certains journaux locaux, jusqu’en Belgique. J’ai eu énormément de retours positifs, négatifs parfois même agressifs. C’est pourquoi vous trouverez en fin d’article une FAQ répondant aux commentaires les plus récurrents.

tupperware leclerc - lezerodechetfacile.com


Un petit tour au marché du coin

La journée avait pourtant bien commencé. De retour de vacances, MiniNous chez la nounou et en pleine forme, le frigo vide, je décide donc de partir faire mes courses. Je commence par le marché où j’achète mes fruits et légumes et je tombe même sur ma jolie coupine rouquine Olivia alias Twinny Mummy. Les cabas remplis, je pars pour Leclerc pour acheter le reste de courses.

Histoires de Tupperwares

J’avais bien évidemment préparé mes tupperwares vu que je suis dans la démarche Zéro déchet toussa toussa. Je me dis que je vais les présenter avec assurance et un joli sourire et que si on me les refuse je n’insisterai pas. Premier tup au rayon fromagerie: la gentille dame me coupe mon gruyère et me le met dans le tup, un peu intriguée et étonnée mais très sympathique. Je suis mon chemin vers le rayon charcuterie et le gentil charcutier me découpe mes 6 tranches de jambon d’Ardèche et me les met directement dans le tup, également un peu étonné mais toujours agréable. J’arrive au rayon boucherie assez sure de moi vu qu’on m’avait déjà accepté le tup la dernière fois et forte de mes deux précédentes victoires. Et là c’est le drame!

Rencontre avec le boucher grincheux

Boucher grincheux: « Ah non j’fais pas ça moi » (yeux fermés et nez ponté en l’air)

Monica Zéro déchet: « Ah mais c’est étonnant car votre collègue l’a fait la dernière fois et je viens d’être servie dans les autres rayons » (grand sourire)

Boucher grincheux: « Non non non, je ne fais pas ça, j’ai pas le droit par mesure d’hygiène ». (de plus en plus énervé et déjà en train de m’emballer mon poulet dans 2 couches de papier et 3 sacs plastiques)

Monica Zéro Déchet: « Je me permets d’insister monsieur, est-ce que vous pourriez appeler votre responsable et vérifier svp? » (moins souriante mais sûre de moi)

Boucher grincheux: « J’ai pas que ça à faire! » (toujours me sur-emballant mon pauvre poulet fermier et me criant presque dessus)

Monica Zéro déchet: « C’est quand même votre travail non? » (je monte le ton et commence à m’énerver)

Boucher grincheux:  « pfff, et de toute façon qu’est ce que ça peut vous faire d’avoir les emballages? » (limite moqueur, des clients arrivent derrière moi et écoutent l’échange)

Monica Zéro Déchet: « Je n’ai pas de poubelle chez moi, j’aimerai éviter les déchets » (Je sors l’excuse rapide conseillée par Béa Johnson dans son livre « Zéro déchet », excuse qui évite d’avoir à expliquer le concept dans son intégralité)

Boucher grincheux: « Vous avez pas de poubelle? haha! Mais vous habitez où pour pas avoir de poubelles? C’est ridicule, arrêtez de dire n’importe quoi » (moqueur et méchant, les clients toujours écoutant l’échange)

Monica Zéro déchet: « Je ne vous permets pas de critiquer ma façon de vivre monsieur, vous allez trop loin, appelez votre responsable svp » (là je suis très vexée, touchée, peinée de me faire humilier ainsi devant tout le monde, je monte donc le ton très fortement)

Boucher grincheux: « Et puis là dans votre caddie, c’est pas des déchets non? Vous allez les mettre où les conserves et les cartons d’emballages? » (On s’engueule clairement à ce moment là)

Monica Zéro déchet: « Justement je les met au tri monsieur, vous connaissez non? Et le concept de zéro déchet ça vous parle? Non plus hein? Donc quand on ne sait pas de quoi on parle on en parle pas! Vous n’êtes même pas au courant que votre enseigne Leclerc a déjà mis en place plusieurs choses vers la diminution des déchets et puis vous vous en foutez! Donnez moi mon poulet, merci, au revoir » (hyper énervée, je montre presque les dents)

Explications de la direction

Sur ce, je tourne les talons, révoltée mais gênée en même temps et je me dirige vers l’accueil. A ce moment, je l’entends parler de moi au clients suivants: « non mais n’importe quoi, elle dit qu’elle a pas de poubelle pfff haha ». Je n’entends pas la réponse des clients et je m’en fout car je suis déjà au bord des larmes. Essayant de rester calme, je me présente à l’accueil et explique ce qui vient de se dérouler à la dame. Elle appelle de suite sa responsable tout en me disant « nan mais il a raison il a pas le droit niveau hygiène hein ». Je lui réponds « Pas de soucis mais il n’a pas à m’humilier comme cela ni à juger ma façon de vivre devant les autres clients ».

La responsable arrive et m’écoute de nouveau expliquer la situation. Je finis par lâcher mes larmes de honte et d’énervement. Très sympathique et compréhensive, elle me dit qu’en effet c’est inadmissible qu’il m’ai dit ces choses mais que concernant le tupperwares elle n’est pas bien sûre de la réglementation. Elle appelle donc le responsable de la boucherie. Une nouvelle fois je m’explique devant ce monsieur qui est lui aussi très agréable et à l’écoute et qui me confirme qu’il n’est pas du tout interdit de mettre la viande dans le tup. Aucune loi ni règle ne l’interdit. Ils ont en effet une procédure: papier, sac plastique, étiquette mais que ce n’est pas une obligation législative. Je lui demande donc de m’accompagner au rayon boucherie pour mettre les choses au clair avec le boucher grincheux et surtout parce que je n’avais pas pu prendre mon steak haché.

Confrontation

Le boucher grincheux nous voit arriver et commence tout de suite à dire « non non non je ne mettrai pas la viande dedans! ». Le responsable le prend à part, dans l’arrière boucherie et de là s’en suit une discussion houleuse que je n’entends pas mais que je devine. En attendant, le deuxième boucher vient et me dit « je vous comprends, moi je vais à la pêche et je chasse, je déteste trouver des saloperies par terre. Malheureusement, vous savez, nous on est pas au courant si on a le droit ou pas, même moi je vous l’aurait sûrement refusé ». Je lui répond que je comprends tout à fait cette possibilité de refus et l’accepte. Mais je n’accepte simplement pas qu’on m’humilie ainsi devant d’autres personnes. Ce deuxième gentil boucher pêcheur a été d’accord sur ce dernier point.

10 bonnes minutes plus tard, le responsable est revenu lui-même me servir et le boucher grincheux s’en allait. Chez lui? je ne pense pas qu’il ai été renvoyé ou qu’il ai démissionné pour si peu et de toute façon je ne lui souhaite pas. (NB: je vous confirme que ce boucher travaille toujours dans cette enseigne, je l’ai revu plus d’un an plus tard). Bien que j’estime que pour travailler face à des clients on ne devrait pas se permettre de tels propos et réactions mais c’est un monsieur qui doit sûrement être en fin de carrière et qui est certainement un bon boucher.

Ma viande dans mon tup

Tout en me servant mon haché dans mon tup, le responsable m’explique tout de même que là il me le fait mais que c’est un peu exceptionnel.

« Vous comprenez, certains clients nous demandent d’emballer 10 steak séparément. Si on disait oui à tout le monde on ne s’en sortirai pas surtout un samedi. En plus, si vous ne voulez pas que je pèse votre viande sur une feuille de papier je vais donc devoir tarer ma balance alors qu’elle est déjà pré enregistrée ».

Je comprends alors que le responsable ne sait pas trop sur quel pied danser. D’un côté il sait qu’il n’a pas le droit de me le refuser mais d’un autre il ne veut pas que tous les clients lui fassent des demandes « spéciales ». Sinon ça n’irait pas assez vite surtout quand il y a du monde le samedi. Je lui réponds que je comprends ses inquiétudes mais que je fais exprès de venir un lundi matin car je sais qu’il n’y a personne. En plus, s’il y réfléchit bien je lui enlève du travail d’emballage donc ça accélère les choses. Enfin, je ne lui ai pas dit mais j’ai pensé très fort: Je ne suis tout de même pas servi par des robots non? Vous pouvez donc changer la tare de votre balance, ça prends 3 secondes top chrono. [ctt template= »5″ link= »5fqN9″ via= »no » ]Si je voulais être servie par un robot je n’irai pas au rayon boucherie et me servirai directement au libre service. [/ctt]J’ai récupéré mon tup, je l’ai remercié pour son aide et je suis partie en caisse ou la caissière paraissait étonnée mais agréablement surprise de voir que cela se faisait enfin.

Conclusion

En conclusion, j’ai vécu un moment très humiliant et frustrant mais je ne me suis pas laissée faire et j’ai eu gain de cause. Je savais que j’étais dans mon bon droit dès le début. Néanmoins, très honnêtement, si le boucher grincheux avait refusé poliment mes tup, je n’aurai pas plus insisté que cela. Je n’étais pas là pour lui chercher des poux ou pour créer « un précédent ». Simplement, je voulais essayer de suivre mes préceptes de vie. D’ailleurs, je ne lui souhaite pas de mal dans son travail à ce pauvre monsieur.

Message à la maison mère LECLERC

Je vous félicite pour tout ce que vous avez déjà mis en place dans vos magasins pour limiter les déchets. J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié la promotion du mois derniers sur les tupperwares en verres à -50% lorsque l’on retournai des tups en plastique. J’ai également apprécié de pouvoir passer aux e-tickets ce qui évite l’impressions des tickets de caisse immenses qui finissent toujours à la poubelle. Ce sont de très bonnes initiatives.

aujourd'hui j'ai pleuré chez leclerc - lezerodechetfacile.com

« Le mouvement E.Leclerc » relate les actions de la marque pour le développement durable.

Cependant, pour être cohérent dans cette démarche, il faudrait que vous soyez clairs avec vos clients et avec vos employés: Autorisez vous ou non que l’on vienne avec nos tups? Dites le clairement svp pour éviter ce genre de problème par la suite. Vos propres employés ne savent pas ce qu’ils peuvent faire ou pas. Je comprends qu’ils aient tendance à refuser pour éviter que cela ne leur retombe dessus. Votre enseigne essaye de se mettre au plus près des consommateurs, que l’on se sente comme chez un boucher local. Alors ne nous donnez pas des robots en guise de bouchers. Si malheureusement, vous refusez clairement les tups, je préférerai payer un peu plus cher (peut être même pas!) et allez chez mon boucher de quartier car lui acceptera sans aucun doute.


FAQ suite aux nombreux commentaires

Comme je l’ai expliqué, cet article date de 2015. J’ai reçu des dizaines de commentaires depuis sa publication. J’ai reçu des félicitations et des encouragements (merci <3). Mais j’ai également reçu des insultes, des accusations, des moqueries et des interrogations. Je ne suis pas de celles qui se laissent marcher sur les pieds mais je peux également admettre mes torts ou incohérences. Voici donc mes réponses aux commentaires les plus récurrents.

1/ Faire la victime, pleurer et étaler cette histoire sur la toile est pathétique. Cela ne fait pas avancer les choses.

Monica: Avec un peu de recul je suis prête à admettre que ma réaction a été un peu disproportionnée. Mon article a été écrit sur mon blog, donc dans mon espace intime bien que publique. J’écris comme je pense, comme je ressens. Lorsque cela s’est produit, je l’ai pris comme un événement très désagréable. J’ai écrit l’article à chaud. Si j’avais pu écrire de nouveau cet article un an après et en sachant qu’il aurait été autant relayé, j’aurai sans doute édulcoré mes propos. Je fais le choix de laisser l’article tel quel. C’est ce que j’ai vécu, c’est ce que j’ai ressenti.

Néanmoins, je ne pense pas « faire la victime » mais au contraire défendre mes opinions. Est-ce que ma réaction dessert la cause Zéro déchet? Je ne le sais pas. En tout cas si j’ai décidé de laisser cet article sur la toile et de le ressortir aujourd’hui c’est pour une raison. J’espère montrer aux gens que nous pouvons changer les choses. Mais j’espère surtout faire bouger les grandes enseignes. Utopique peut être mais au moins je fais quelque chose.

2/ Taper un scandale c’est provoquer le boucher.

Monica: Je n’ai pas tapé un scandale. Je me suis défendue face à des remarques désobligeantes. Qu’elles soient faites par le boucher ou par un autre client je me serai défendue de la même façon. Je ne pense pas avoir provoqué cette personne. Au contraire je lui ai simplement parlé, expliqué et questionné. C’est lui qui s’est emballé de suite. Si en tant que consommateur on a plus le droit de se renseigner sans être taxé de fouteur de trouble, on a un gros problème!

3/ Le boucher aurait pu perdre sa place à cause de toi.

Monica: Comme expliqué dans mon article, j’en veux à cette personne pour son jugement et sa moquerie. Pour cela je ne regrette pas d’être allée voir la hiérarchie. Par contre je ne me serai jamais permise de le faire simplement pour une question de tupperware. Je respecte trop les gens qui bossent, qu’ils soient polis ou pas. Néanmoins, ce monsieur a choisi un métier de service et de commerce. J’estime, pour y avoir travaillé des années, que la politesse et le respect sont des qualités fondamentales. Je ne lui souhaitais pas d’être renvoyé, d’ailleurs cela n’a pas été le cas. Toutefois, la qualité de son service n’était pas correcte.

4/ Faire ses courses en supermarché est contradictoire avec le Zéro Déchet

Monica: Sur le fond je suis totalement d’accord. Rien de mieux que le marché, les amap et les petits commerces. Sur la forme et en pratique c’est une autre histoire. Lorsque j’ai vécu cette expérience je venais à peine de me lancer dans le zéro déchet. Aujourd’hui encore beaucoup de mes amis me disent ne pas vouloir faire leur courses à 5 endroits différents. Ils estiment que c’est ce qu’il y a de plus contraignant dans le zéro déchet. J’ai pleins d’arguments et de solutions à leur apporter pour leur prouver le contraire. Toutefois la majorité des gens font leur courses en supermarché. Pourquoi les enseignes comme Leclerc ne leur donneraient pas la possibilité de réduire leur déchet également?

5/ Consommer de la viande est contradictoire avec le zéro déchet

Monica: Encore une fois sur le fond je suis d’accord. L’industrie de la viande est la plus polluante de toutes.

Encore que l’argument n’est plus valable si on a la chance d’avoir sa propre basse cour. Le zéro déchet ne va pas obligatoirement de pair avec le véganisme. Je m’explique dans un cas très concret: Nous déménageons en pleine campagne et nous rapprochons de la famille de mon mari. Installés depuis des générations, ils ont tous un terrain potager ainsi qu’une petite basse cour. Ils ne sont pas végans mais totalement zéro déchet. Ils ne mettent jamais un pied dans un super marché et leur unique poubelle c’est le compost au fond du jardin. Pourtant ils mangent régulièrement des œufs, du fromage, du poulet, du cochon, des lapins et j’en passe. Vous comprenez ce que je veux dire?

Attention, je ne suis pas du tout anti végan. Je comprends tout à fait qu’on ne veuille plus manger d’animaux car on les aime et qu’on est sensible à la cause animale. Cependant, on peut être végan et pas du tout écolo. Je dis simplement que l’un peut aller sans l’autre.

Consommer de la viande n’est donc pas forcément incompatible avec le Zéro Déchet. Néanmoins, dans le cas de cet article c’est un argument valide. A l’époque, et encore maintenant, j’essayais de réduire ma consommation pour plusieurs raisons. Le prix, la santé et l’écologie en sont les principales. Je ne pense pas devenir végéta(r-l)ienne un jour mais la réduction est un objectif constant.

6/ « Si il avait dit non simplement je l’aurais laissé tranquille, ce que je ne supporte pas c’est l’humiliation ». Vous ne semblez clairement pas prête à ce qu’on vous dise non.

Monica: Je l’admets, comme beaucoup de personnes, je préfère qu’on me dise oui :-). Dans ce cas précis ce n’est pas le refus qui m’a irritée. S’il m’avait simplement dit non poliment et en me donnant une raison valable, j’aurai compris et accepté. Par exemple: « Désolée Madame mais la direction nous interdit de le faire » (de préférence avec un sourire parce que ça ne coûte pas plus cher).

En l’occurrence, ce qui m’a tout d’abord agacée c’est son agressivité. Ensuite je savais son argument faux: « j’ai pas le droit par mesure d’hygiène ». Je m’étais renseignée, à priori mieux que lui d’ailleurs, et je savais qu’il n’y avait aucune interdiction légale. A ce moment précis, notez que je lui demande tout simplement de bien vouloir vérifier auprès de ses supérieurs. Cela lui aurait pris 30 secondes chrono via leur téléphone interne. Je rappelle que c’était un lundi matin, que le magasin était désert et qu’au début il n’y avait pas de client derrière moi. Devant son refus et surtout devant sa phrase anti-commerciale: « J’ai pas que ça à faire », oui j’ai râlé. C’est à la suite de cette réponse déplacée et de sa moquerie que je suis allée voir sa direction et non pas suite à son refus de me servir dans le tup.

7/ L’excuse proposée par Béa Jonhson « Je n’ai pas de poubelles » n’est pas appropriée. 

Monica: Comme je suis d’accord! Malheureusement, je l’ai appris à mes dépends lol. Ne vous inquiétez pas, j’ai bien retenu la leçon et je ne l’utiliserai plus. En effet, en France cette excuse n’est pas du tout appropriée et encore moins comprise. Il vaut mieux répondre par l’humour en disant qu’on veut sauver la planète ou les tortues dans la mer. En tout cas, désolée Béa, ton excuse peut passer aux USA mais en France c’est niet!

COMMENTAIRES À VENIR

Vous êtes les bienvenus à commenter cet article et à le partager si vous le souhaitez. Si vous souhaitez répondre à ma FAQ ou si un nouveau commentaire arrive, je la mettrai à jour.


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Comments

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11 thoughts on “AUJOURD’HUI J’AI PLEURÉ CHEZ LECLERC”

  1. Bonjour et merci pour ce retour très intéressant. Bravo pour ta persévérance ! Je trouve que tu as trop bien géré la situation, ce n’est jamais simples de faire face à un comportement agressif ou humiliant.
    Après, concernant le conseil que donne Béa Johnson, à savoir dire aux personnes surprises qu’on « n’a pas de poubelle », je ne trouve pas que ce soient des paroles très bien choisies (je me souviens avoir été assez choquée en le lisant dans son livre) car pour moi il y a de grandes chances que cela ne sensibilise pas du tout les gens qui n’y connaissent rien au zéro déchet, mais au contraire que cela les fasse réagir de façon négative (visiblement ce monsieur n’avait de toutes façons pas besoin de ça et ça n’aurait rien changé ;). Mais voilà, même si plein de choses sont intéressantes dans ce livre, je pense que cette réflexion est peut-être trop péremptoire et je voulais partager mon avis là-dessus. En tous cas merci du partage et bonne suite !

    1. Bonjour Lili, merci beaucoup pour ton commentaire. Je suis tellement d’accord avec toi concernant l’argument de Bea. Je te rassure je ne l’ai plus jamais utilisé! lol Du coup, j’ai rajouté ton commentaire dans la FAQ. Merci 😉

  2. Bonjour,
    Très intéressant comme article merci d’avoir partagé votre expérience.

    Personnellement quand je suis face à un refus, je refuse moi aussi. C’est ma façon de dire que je souhaite qu’on mette dans mes tups/bocaux plutôt que dans du plastique. « Ah vous voulez pas me le mettre dans mon tup ? Ok je comprends, tant pis, peut-être une prochaine fois ». Alors je dis ça car j’ai le « luxe » (au moins pour ça) d’habiter une ville de région parisienne et qu’il y a toujours une solution de rechange (sauf peut-être le dimanche).

    Je souhaiterai réagir à la FAQ sur le Vegeta*isme. J’ai l’impression que vous n’avez pas saisi toute l’ampleur de la question, mais peut-être que je me trompe, simplement je n’ai pas vu tout le sujet abordé du coup je me permet d’en rajouter un peu sur le sujet. En effet, avoir sa basse cour est une chose on est d’accord. Ça n’est pas plus polluant que d’avoir des animaux domestiques (ce que ces animaux sont un temps).
    En dehors de toute considération empathique envers les animaux, consommer de la viande de porc ou de boeuf est une chose totalement différente. Les poules mangent les déchets de ce qu’on m’a dit, c’est magique. Par contre les vaches ne demandent pas la même quantité de nourriture. L’industrie de la viande n’est pas seulement polluante à cause des pets des vaches et de leur transport, mais aussi à cause des ressources nécessaires à leur maintient en vie le temps de « produire la ressource désirée » (viande, lait) : eau pour les abreuver et nourriture : terres – le plus souvent de pays pauvres- pour cultiver les céréales (terres qui pourraient être utilisées pour cultiver de la nourriture pour les populations locales), eau pour les arroser et bien sûr transport jusqu’aux bêtes. Si le sujet vous intéresse, le site viande.info donne des chiffres, des graphiques et des comparaisons.

    Voilà pour mon avis sur la question, j’espère avoir pu vous montrer l’ampleur de la catastrophe écologique que représente la viande, même chez le petit boucher de quartier. (Vous l’aurez compris, je suis vege !).
    N’hésitez pas à me répondre si vous avez le temps/l’envie, je serai heureuse d’échanger sur le sujet !

    1. Bonjour Tam. Merci beaucoup pour ton commentaire détaillé! Je me permets le tutoiement que je trouve plus convivial, j’espère que cela ne te dérangera pas.
      En effet, la question de la viande est un vaste sujet qui mérite qu’on lui consacre beaucoup plus de temps qu’un simple passage dans une FAQ. En l’occurrence, mon objectif dans cet article est de pointer du doigt les grandes surfaces dans leurs pratiques générales.
      Je suis moi-même plutôt sensible à la problématique de la viande même si j’admet très honnêtement ne pas vouloir (pour le moment) me passer complètement et totalement de produits dérivé des animaux. A titre personnel, j’ai déjà réduit considérablement ma consommation et celle de ma famille.

      Je trouve ton commentaire très intéressant et je trouve le sujet très important. J’invite tous ceux qui le souhaitent à se renseigner plus en détail sur ce sujet. Pour le moment je ne l’aborderai pas plus en détail car je n’ai pas la légitimité nécessaire et le recul pour en parlant au mieux. Heureusement, les consciences, dont la mienne, commencent enfin à s’éveiller à ces problématiques et j’ai bon espoir que l’industrie de la viande va subir un grand changement dans la décennie à venir.

      Au plaisir d’échanger à nouveau.

  3. Bonjour,
    Je viens de lire votre article qui a été relayé et je tombe dessus que maintenant.
    J’aimerai vous serrez dans mes bras et vous dire que ça va aller vous n’êtes pas seule et comme je vous comprends !
    Mon dieu je suis effarée des commentaires désobligeants que vous avez du recevoir cela ne devrait jamais se produire et vous avez tout à fait raison…que les gens sont intolérants !!
    Bref pour M.grognon le boucher je travaille au contact de la clientèle et son comportement est intolérable, non professionnel. Je sais que c’est difficile parfois de travailler et à la fin de journée c’est difficile mais c’est intolérable de se faire parler comme cela au delà de savoir qui a tort et qui a raison. Et pour ceux qui disent qu’il aurait pu se faire virer et bien oui ça mérite un avertissement ! Dans votre travaille vous avez le droit d’humilier les gens vous ? Moi non, même si c’est difficile je garde le sourire et j’essaie de comprendre mon client c’est mon job ! sinon il faut changer de boulot !
    C’est terrible de devoir se justifier sur notre mode de vie mais il faut toujours expliquer et souvent avec humour. Une fois on m’a dit vous avez de l’emballage dans votre caddie, j’ai répondu je privilégie les emballages recyclable comme le verre quand je n’ai pas le choix et pour le papier toilette malheureusement je ne trouve pas à la découpe ! hihi grand sourire madame! bref un jour mon tup est pris et une autre fois non …au pire je vais ailleurs et puis même si je ne suis pas parfaite, je fais ma part et de mon mieux pour améliorer les choses c’est déjà cela ! Bon courage !

    1. Bonjour Pauline, merci beaucoup pour votre message. C’est une expérience désagréable c’est sur mais il est vrai qu’en France la démarche n’est pas encore assez connue. Concernant le manque de professionnalisme du boucher, malheureusement, c’est un autre problème! En tout cas, maintenant j’évite les super marchés, c’est bien plus simple 🙂

  4. C’est un article très intéressant, merci beaucoup ! Et bravo pour votre courage, les remarques que vous avez reçues, en plus d’être injustifiées, étaient souvent « bêtes et méchantes ».

  5. Hello , très belle histoire , tu as eu raison de t’accrocher !!! C’est dingues de traiter les clients ainsi … Par contre je suis étonnée que la culture zéro déchet ne soit pas en lien avec le zéro viande car c’est une industrie avec énormément de déchets, de gâchis (et de souffrance mais là n’est pas le point ). Je ne te juge pas, je me pose juste la question . Bon we

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