IKIGAI
Humeurs Zéro Déchet

IKIGAI : C’EST ÇA LA VIE!

Une fois n’est pas coutume, je vous propose un article plutôt humeur. Cela faisait quelques temps que je ressentais le besoin d’écrire à ce sujet mais je ne voyais pas bien comment le tourner. Cette idée à germé suite à la phrase qu’une de mes collègues m’a sorti il y a quelques semaines: « c’est ça la vie! ». Mais je n’ai vraiment compris ce que cela représente qu’en lisant l’article de ma merveilleuse Marie du blog La Salade à tout et accessoirement la co-autrice du livre que j’ai dévoré et dont je vous ai parlé « J’arrête de surconsommer« . Finalement tout se résume autour du concept IKIGAI qui consiste à concilier ce que vous aimez, ce pour quoi vous êtes doué, ce dont le monde a besoin et ce pour quoi vous êtes payé.

IKIGAI


C’est ça la vie!

L’autre jour donc, nous discutions avec une collègue de travail. Enfin, plutôt, je me plaignais de me sentir coupable peu importe la situation dans ma vie de femme active / maman de deux enfants en bas âge. Ce jour là, je revenais après presque une semaine d’arrêt maladie suite à un vilain virus qui a d’abord contaminé ma quatre ans. Puis qui s’est bien acharné sur moi. Pas de chance, le lundi suivant, à peine remis de ce virus, un autre est venu attaquer de nouveau ma « grande » fille. Cependant, j’ai fait le choix de la déposer tout de même à l’école mais le cœur lourd.

Finalement, je m’étais sentie coupable d’avoir été absente de mon travail pendant presque une semaine. Puis je me suis sentie coupable de déposer ma fille malade à l’école. Je disais donc à ma collègue que j’aurai peut être du rester un peu plus longtemps en congé parental. Justement pour être totalement présente lorsque mes enfants ont besoin de moi. Mais en même temps, je m’ennuyais ferme en congé parental. J’avais très envie de travailler de nouveau mais surtout de m’investir dans quelque chose.

Et puis c’est là que ma jeune collègue me sort: « Mais c’est ça la vie! Tous les parents qui travaillent doivent faire ainsi. On ne peut pas être toujours disponibles pour eux. Il faut bien travailler! ».

Travailler ou suivre son instinct?

Sur le moment j’ai été choquée par sa réponse. Comment peut on encore penser, aujourd’hui, que c’est ça la vie? Comment peut on penser qu’il n’existe qu’une seule voie? Celle de suivre le troupeau. Aller à l’école, passer son Bac, faire des études, trouver un CDI, travailler pendant 40 ans et finir à la retraite. Et tout ça sans avoir vraiment pu profiter. Profiter de la vie, profiter de sa famille, de ses enfants.

Mais en même temps, il faut aussi garder les pieds sur Terre. Bien sûr qu’il faut gagner sa vie. On peut être le moins consumériste possible et toujours avoir des frais obligatoires. Ne serait-ce que pour avoir un toit sur la tête et de quoi manger dans l’assiette.

Et si parler de consommation n’était qu’un prétexte?

Là, vous vous demandez peut-être quel rapport entre ce début d’article et le Zéro Déchet? Et bien Marie l’explique parfaitement bien dans son article « Et si parler de consommation n’était qu’un prétexte?« .

Et si en fait, vous parler de Zéro Déchet n’était qu’un prétexte? Un prétexte pour vous ouvrir à une toute autre façon de penser. Une autre façon de voir la vie. De la concevoir, de l’imaginer et pourquoi pas de la mettre en place? Car le zéro déchet n’est pas que le fait de ne pas générer de déchet. C’est tellement plus que ça! Toute une philosophie de vie qui vous pousse à réfléchir autrement. Mais aussi et surtout à vous rappeler de l’essentiel.

Quel est votre objectif?

Maintenant, posez vous la question: Si vous n’aviez aucune contrainte, financière ou pression sociale, que feriez vous là maintenant tout de suite? Certains répondront sans doute:

  • Passer plus de temps avec ma famille/mes enfants/ ma/mon conjoint.e
  • Voyager
  • Profiter/vivre de mes passions

Et surement encore bien d’autres choses. Mais dans la réalité quel degré de priorité accordez vous vraiment à cette liste? Laissez moi deviner: ça passe toujours après le travail. Alors, je vous arrête de suite. Je ne vous jette pas la pierre, bien au contraire vu que j’ai commencé à faire la même chose sans même m’en rendre compte. Pourtant, j’avais si bien commencé.

Un travail de rêve

Lorsque j’ai eu ma première fille j’ai décidé de rester à la maison pour m’en occuper et surtout en profiter. La voir grandir, répondre à ses besoins étaient mes seules priorités. J’avais toujours dit que je ne ferai pas des enfants pour que la nounou les voit plus que moi. En même temps je me suis lancée à corps perdu dans le zéro déchet et dans ce blog. De fil en aiguille toute ma vision de la vie avait évolué. J’étais revenu à l’essentiel. Surtout, on avait appris à vivre avec des revenus modestes tout en profitant de la vie. Le zéro déchet et le minimalisme nous apprennent cela: moins vous avez, moins vous dépensez, plus vous passez de vrais bons moments, plus vous êtes heureux. Et nous l’étions, heureux.

Puis, nous avons eu notre seconde fille, et là j’ai même posé un congé parental. Mais au bout d’un an, donc au cumul de quatre ans, passés à être une maman, j’avais envie d’autre chose. Mon blog avait pris de l’envergure, j’avais même écrit un livre. De plus, les réseaux sociaux n’avaient plus aucun secret pour moi. Alors j’ai décidé de postuler pour des postes de chargée de communication mais uniquement dans des entreprises éco-engagées. Sans aucun diplôme ni expérience dans ce domaine exception faite de mon expérience de blogueuse. Coup de chance énorme, un petit atelier de fabrication française de sneakers faits à partir de bouteilles plastiques recyclées m’a donné ma chance.

La spirale infernale

Vous imaginez bien ma joie! En plus en CDI 35 heures payé correctement relativement à mon expérience et à la taille de l’entreprise. Pourtant sans le savoir, je venais de me jeter dans la gueule du loup. C’est là que la spirale infernale à commencé. Attention, je ne crache pas dans la soupe. Bien au contraire, je suis pleinement consciente de la chance que j’ai. D’avoir non seulement un travail, qui plus est en CDI avec la cerise sur la gâteau dans un domaine qui me plait! Mais c’est bien là que le bât blesse. C’est à cause de ça que j’ai perdu de vue, pendant un instant, mes priorités, ce qui était vraiment important pour moi: mes enfants!

Le matin je cours pour ne pas arriver en retard au travail, le soir je cours pour rentrer vite à la maison et avoir le plus de temps possible avec mes enfants. Le week end nous courrons pour faire le ménage, les courses et tout ce qu’on a pas le temps de faire en semaine. Et les enfants dans tout ça? Et bien ils entendent des « dépêche toi, on est en retard! » ou des « non pas ce soir maman est fatiguée ma puce » ou encore « je range ça et après je joue avec toi d’accord? ». Rien que de l’écrire ça me noue le ventre! Alors que faire?

Et si une autre voie existait?

Continuer à vivre ainsi n’est clairement pas envisageable pour moi. Cela ne correspond pas à ma vision de la parentalité mais surtout cela ne correspond pas à ma vision de la vie. Cependant, tourner le dos me semble également très irresponsable voir presque irrespectueux envers l’entreprise qui m’a donné ma chance. Alors que faire? Grand dilemme. A ce jour, je ne sais pas encore ce qui va se passer ni la décision finale que je vais prendre. Néanmoins, ce que je peux déjà vous dire c’est que cette prise de conscience m’a permis de me remettre en question. Mais aussi et surtout d’oser vivre selon mes convictions. Alors voilà, j’ai quelque chose à vous annoncer:

J’ai officiellement lancé mon auto-entreprise et je suis maintenant « Consultante en Zéro déchet« !

C’est un grand pas que j’ai eu beaucoup de mal à franchir. La peur m’a longtemps retenue. Je me suis questionnée sur ma légitimité à m’auto proclamer consultante dans ce domaine. Et puis, comme souvent, la vie a su m’apporter le signe tant espéré. Une grande entreprise française m’a demandé de venir faire une conférence auprès de ses employés pour les sensibiliser à la réduction des déchets. Incroyable mais vrai, j’ai sauté dans le grand bain! D’ailleurs, si vous faites partie d’une entreprise, d’une association ou d’une collectivité et que vous souhaitez sensibiliser votre entourage à la réduction des déchets, pensez à moi :).

IKIGAI

Et bien, comme je vous l’ai dit, je ne sais pas encore, à l’instant T quelle décision je vais prendre par rapport à mon emploi actuel. Néanmoins, je sais que le changement est enclenché. Surtout, je sais que ce changement est encore plus proche de mes valeurs et qu’il va me permettre d’adapter mes horaires en fonction de mes priorités. Je crois que je me rapproche doucement mais surement de mon IKIGAI.

Finalement c’est ça la vie!

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