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Introduction au minimalisme un mode de vie pour soi et pour l'environement
CONSOMMER AUTREMENT

Minimalisme, une nouvelle façon de consommer

Minimalisme et zéro déchet, deux modes de vie qui ont beaucoup en commun. Même si on peut adopter l’un sans l’autre, ils sont souvent complémentaires. Aujourd’hui, Monica m’a prêté son blog pour vous parler de minimalisme. Je m’appelle Florence et je blogue sur The Flonicles depuis 2008. Ancienne acheteuse compulsive repentie, j’ai complètement revu ma manière de consommer pour une vie plus simple, plus raisonnée, plus libre… plus minimaliste ! J’ai le plaisir aujourd’hui de vous parler du minimalisme pour démystifier ce terme qui fait parfois peur.

Minimalisme(s), de quoi parle-t-on ?

Il existe une multitude de manières de vivre le minimalisme. On parle de minimalisme dans les arts et l’architecture. De riches esthètes adoptent ce mode de vie et décident de dépouiller leur intérieur pour pratiquer la culture du beau et de la perfection. Le minimalisme, en tant que mode de vie, peut également se décliner sous différentes approches : depuis une reprise de conscience de sa consommation jusqu’à une simplicité volontaire poussée à son extrême.

Je définis le minimaliste comme une manière de vivre en consommant de manière raisonnée, en étant à l’écoute de ses besoins et en gardant uniquement le nécessaire. Les besoins étant relatifs, certaines personnes se retrouvent avec très peu de choses, tandis que d’autres désencombrent assez modérément. Le minimalisme est également une démarche progressive : certaines personnes sont frileuses au début, et finissent par partir faire le tour du monde avec juste un sac à dos !

Structure minimaliste au Japon

Le minimalisme peut définir un courant esthétique ou artistique, un mode de vie, une volonté de simplicité volontaire…

Pourquoi ce besoin de devenir minimaliste ?

Je suis devenue minimaliste un peu par la force des choses, avant que le mouvement ne devienne plus populaire, quand le mot n’était pas encore très employé chez nous. Même si ma transition ne s’est pas faite dans les meilleures conditions, une fois la tempête passée, j’ai pu faire le bilan du chemin parcouru et découvrir les vrais bienfaits qui se cachent derrière le minimalisme.

Le trio sacré : une simplification au quotidien

On parle souvent des avantages directs du désencombrement : un gain de temps certain (moins de temps à entretenir, ranger, faire du shopping, gérer la logistique…), d’argent (revente des objets non nécessaires, habitudes de consommation plus saines) et d’énergie (diminution de la charge mentale, moins de distractions…). Ces avantages sont indéniables, mais il existe une porte cachée que l’on découvre plus tard.

Moins mais mieux : enfin moi !

Le minimalisme, c’est aussi être en mesure de se reconnecter à ses besoins profonds et déterrer ses rêves et ses projets de vie. Et oui, pris dans la tourmente de notre vie rapide, du trop-plein d’informations, de la frénésie d’achats, nous sommes totalement coupés de nos sensations, de nos envies, de nos sentiments… Le minimalisme nous rend notre indépendance par rapport à notre consommation, à notre budget, à la société (on parle également de désencombrement du mental). On se rend soudain compte qu’on a mis notre vie entre parenthèses et qu’on a arrêté de s’écouter depuis un moment.

Pour moi, le minimalisme a été une porte de sortie, ou plutôt d’entrée, afin de remettre mes ambitions et rêves d’enfant au centre de mon existence. J’en ai parlé récemment dans mon article Acheter moins, travailler mieux, vivre autrement, où j’ai également fait intervenir d’autres personnes qui vivent selon leur instinct et son épanouies… et libres !

Bonus : consommer avec raison, c’est aussi un geste fort en matière d’écologie !

Carnet minimaliste sur une plage avec des feuilles séchées

Minimalisme et écologie vont de pair

Comment débuter sa démarche vers le minimalisme ?

Pas de kit de départ à acheter, pas de grandes règles. Le minimalisme est une démarche intérieure et un travail sur soi, avec soi. Cependant, on peut suivre quelques grandes étapes pour avancer dans cette voie.

Pourquoi je veux désencombrer ?

Pour commencer, il est important de savoir pourquoi on le fait, quels sont nos objectifs. Je vous conseille de consacrer un carnet à votre démarche et de prendre le temps de mettre tout ça noir sur blanc. Les objectifs peuvent être concrets et immédiats (« Je souhaite m’habiller plus facilement« , « Je veux passer moins de temps à faire le ménage ») ou plus abstraits (« Je veux reprendre le contrôle de mon budget pour devenir digital nomad », « Je veux prendre ma retraite à 35 ans »).

Comment je consommais jusque-là ?

Ensuite, c’est l’heure de la prise de conscience. Il est aussi utile de s’informer sur les conditions de fabrication des objets que nous consommons, que de faire un bilan chez soi. Cette étape s’appelle le désencombrement. On fait un énorme tri d’absolument tous les objets que l’on trouve chez nous, et on se débarrasse de tout ce qu’on n’a pas utilisé depuis longtemps, tout ce qu’on garde au cas où, tout ce qui n’est plus en bon état, ce qui fait double emploi… C’est une étape difficile car nous avons du mal à porter un regard neutre sur nos possessions, elles remuent beaucoup de sentiments en nous (alors que cela ne devrait pas être le cas).

Pour aider les apprentis minimalistes, ou simplement les personnes qui veulent simplifier et s’organiser, j’ai créé la méthode « Moins de choses, plus de MOI ! » : c’est un guide très pratique qui passe en revue chaque pièce et chaque catégorie d’objet, et explique de manière très pragmatique comment faire le choix de garder ou se débarrasser.

Vêtements en tas sur le lit pour trier

La démarche minimaliste commence par le désencombrement, un grand tri parmi tous les objets que l’on possède

Comment je fais pour consommer mieux ?

La dernière étape, c’est de changer sa manière de consommer pour ne pas se ré-encombrer. Après le désencombrement, on se rend compte à quel point il est facile de gaspiller de l’argent. N’hésitez pas à noter dans votre carnet comment vous avez acquis la plupart de vos objets inutiles (comment, pourquoi, quand…) pour mettre le doigt sur vos points faibles. De même, à chaque fois que vous aurez envie d’acheter, pensez aux raisons qui vous y poussent. Essayez tant que possible de laisser passer plusieurs jours avant de passer à l’acte d’achat, ne faites pas les magasins pour passer le temps, rédigez des listes de vos besoins et n’achetez rien d’autre.

Le monde passionnant du minimalisme

J’ai tenté, sans être indigeste, de vous en dire un maximum sur le mode de vie minimaliste. Cependant, il y a encore beaucoup à en dire, c’est d’ailleurs ce que je fais sur mon blog The Flonicles ! Vous y trouverez des conseils variés pour consommer mieux, désencombrer, adopter le minimalisme, et surtout, vous recentrer sur vous. En vous inscrivant à ma newsletter, vous recevez « 4 choses à désencombrer pour débuter », une introduction aux méthodes de désencombrement. Pour celles et ceux qui aiment échanger et chercher conseil auprès de personnes dans la même démarche qu’elles, j’ai créé le groupe privé Minimalisme, slow attitude, zéro déchet… Partageons, discutions ! où je poste également des conseils et défis à thèmes chaque mois. Juin est le mois du désencombrement du mental, n’hésitez pas à nous rejoindre en cours de route !

Merci à Monica de m’avoir donné la possibilité de vous parler de minimalisme. Je répondrai bien sûr avec plaisir aux questions que vous aurez pour moi !