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VIVRE AUTREMENT

Comment le désencombrement m’a poussée vers le minimalisme

Le désencombrement est souvent le premier pas dans votre démarche vers le zéro déchet. Mais très souvent c’est aussi le désencombrement qui donne envie d’aller encore plus loin, parfois jusqu’au minimalisme. C’est le cheminement qu’a fait Céline, home organiser et bloggeuse chez Passionnément organisée. Trentenaire hyperactive, elle est passionnée par l’organisation, le désencombrement et la revente d’occasion. Sur son blog, elle partage son expérience et ses conseils pour vous faire gagner en qualité de vie et en sérénité.

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La magie du rangement

Je n’ai jamais été une consommatrice dans l’âme ni très attirée par les gadgets technologiques. Deux exemples flagrants : je suis fière de porter encore certains vêtements qui datent du lycée voire du collège (j’ai 32 ans !) et j’ai un forfait internet pour mon téléphone depuis 4 mois seulement ! Je n’avais donc pas l’impression d’avoir beaucoup d’affaires lorsque La Magie du rangement a traversé ma route en 2016. Et pourtant, j’ai passé du temps à trier car ce livre m’a ouvert les yeux sur de nombreux sujets. 

livre marie rondo

Le désencombrement n’est que le côté émergé de l’iceberg. Quand on plonge dans cette démarche, c’est comme si on avait une pelote de laine dans les mains et qu’on tirait une ficelle puis une autre et encore une autre. Finalement, on découvre qu’il s’agit d’un chemin de vie qui mène vers une sorte de libération. 

Le désencombrement pour changer de vie

Notre rapport aux objets

Avez-vous déjà compté toutes vos possessions ? Essayez pour voir. Souvent on s’arrête avant d’avoir terminé, lassé(e) ! Et là, le déclic a lieu. Ça fait plus de 10 ans que je revends mes affaires d’occasion. L’été où j’ai lu le livre de Marie Kondo, je n’ai jamais mis autant d’annonces en ligne ! D’ailleurs, j’ai mis en place une méthode infaillible pour revendre mes affaires d’occasion. Et je peux vous assurer que je me suis sentie beaucoup mieux après. Satisfaite de cet accomplissement et de cette prise de conscience. Plus légère.

Notre mode de vie

Une fois qu’on a goûté à cette légèreté, on cherche à la vivre dans tous les pans de sa vie. C’est comme ça que j’ai eu envie de réduire mes déchets. En parallèle, je me suis aperçue que c’était un moyen de faire des économies. Forcément, ça m’a davantage motivée ! Pourquoi utiliser et acheter sans cesse des cotons démaquillants jetables alors qu’il en existe des lavables aussi efficaces ? Pourquoi faire la poussière avec du sopalin alors qu’on peut utiliser un vieux morceau de serviette éponge ? Voilà comment je suis entrée dans une démarche zéro déchet en parallèle de mon désencombrement, sans difficulté ni réticence. En plus, le zéro déchet peut être un joli cadeau DIY ! Voici ci-dessous les cotons démaquillants cousus par ma maman que j’ai reçus en cadeau de Noël :

lingettes lavables

Notre rapport aux autres

Désencombrer peut aussi changer cela, pour deux raisons. D’abord parce que parfois l’entourage ne vous suit pas. Si les personnes à qui vous parlez de votre démarche n’ont pas vécu ce fameux déclic, ils ne comprendront pas votre besoin de vous détacher d’autant d’objets. Voire ils peuvent vous juger. Soyez indulgent(e), peut-être vivront-ils le déclic plus tard. Essayez de leur transmettre cet état d’esprit mais ne vous attardez pas s’ils sont réfractaires. 

L’autre raison, c’est que dans cette démarche, j’ai cessé de culpabiliser par rapport aux cadeaux que je n’utilise pas et je m’en suis débarrassé. Au début, ce n’est pas facile, on a l’impression de faire quelque chose de mal. Et pourtant… Pourquoi garder un cadeau qu’on n’utilise pas, qui prend de la place dans un placard et fait culpabiliser chaque fois qu’on le regarde ? Si vous avez du mal à concevoir cela, je vous invite à lire mon article sur le sujet : « Revendre vos cadeaux : dédramatisez, déculpabilisez, désencombrez ! ».

Ce qui me fait plaisir

Ce qui me fait le plus plaisir n’est pas de posséder mais de vivre des expériences. Je préfère 100 fois marcher en montagne et en profiter pour faire de la photo, que de faire du shopping. Heureusement, on est très semblable sur ce point avec mon compagnon et on reproduit cette démarche dans les cadeaux. On préfère s’offrir des expériences (cours de dégustation de vin, de photo, saut en parapente, etc.) plutôt qu’un bien matériel. On crée de précieux souvenirs, et pas d’emballage à jeter ! De plus, on offre aussi ce genre d’expérience à notre entourage à l’occasion d’un anniversaire ou à Noël.

Changer de regard sur le confort

Le cheminement du désencombrement

Vous l’avez compris, au-delà d’une démarche, le désencombrement est un cheminement. Un cheminement vers l’allègement. Une fois le tri terminé, je me suis interrogée sur le confort. Qu’est-ce que le confort pour moi ? Par quoi je le vis ? De quoi puis-je me passer ?

Et je me suis rendue compte qu’il y avait beaucoup de choses qui représentent un certain confort mais dont finalement je pouvais me passer sans que ma vie devienne inconfortable ! 

Cuisiner pour économiser

C’est surtout le cas dans la cuisine. On achète beaucoup d’aliments pour se simplifier la vie, qui multiplient les emballages et qu’on pourrait faire soi-même. Voici 3 exemples symboliques pour moi :

  • Les aiguillettes de poulet : lorsque vous regardez le prix au kilo des aiguillettes de poulet par rapport à des blancs de poulet, vous avez une syncope ! Plus les aliments sont découpés et emballés et plus c’est cher ! Pourquoi alors ne pas couper soi-même sa viande plutôt que de jeter son argent par les fenêtres et les emballages en même temps ? Acheter en grande quantité et congeler après est moins cher et ça fait moins d’emballage.
  • Les pépites de chocolats : le raisonnement est le même que pour les aiguillettes de poulet. Comparez le prix au kilo des pépites et du chocolat en tablette. Sachant qu’en plus, vous ne savez pas vraiment quelle qualité de chocolat vous intégrez dans vos préparations quand vous l’achetez en pépite plutôt qu’en tablette. Alors oui, je suis d’accord, les pépites font gagner du temps. Mais comparez ces minutes gagnées par rapport à la qualité nutritionnelle, à la santé et au plaisir de votre entourage qui dégustera vos gâteaux. Est-ce que ça ne vaut pas le coup de couper une tablette en morceau puis de passer quelques minutes à les affiner avec un couteau de cuisine et une planche à découper ?
chocolat
  • La compote de pomme : j’en mange plusieurs fois par semaine. Imaginez le nombre d’emballage (et de sucre ou autre ingrédient industriel caché) que ça représente… Et bien depuis un peu plus d’un an, nous nous sommes interdit avec mon compagnon d’acheter de la compote industrielle. Un samedi matin une fois par mois, nous épluchons environ 2 kg de pomme que nous faisons cuire avec de la cannelle. Je vous l’accorde, ça prend un peu de temps mais nous faisons ça en regardant la télé, ça passe plus vite ! Et c’est tellement meilleur de manger de la compote maison. Petite astuce pour la garder : nous stérilisons des pots en verre dans une casserole d’eau bouillante pendant 15 minutes et une fois remplis, nous faisons refroidir la compote mise en pot, la tête en bas. Les 2 kg se transforment en 2 à 3 pots de 0,7 l que nous mangeons sur 3 semaines environ.

Vivre mieux avec moins

J’espère que ce partage d’expérience vous aura donné envie de désencombrer chez vous afin de ressentir cet allègement ! C’est une démarche qui peut effrayer mais je vous assure que lorsqu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer ! N’hésitez pas non plus à vous faire accompagner par une home organiser pour vous aider.

céline coach en désencombrement

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