Comment construire sa garde robe éco-responsable ?
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Comment construire sa garde robe éco-responsable ?

Une garde robe éco-responsable c’est possible et même essentiel. Aujourd’hui le blog accueille un article invité de qualité grâce à Loren, coach en image, experte couleurs et blogueuse Slow fashion. Je lui laisse la parole.


La question qui se pose pour la plupart de mes lectrices ou clientes est de savoir par où commencer pour réaliser une transition slow dans le dressing et se bâtir une garde robe éco-responsable. Je vais vous donner ici quelques clés essentielles. Vous pourrez ensuite consulter les conseils et inspirations que je partage sur mon site “Soyons élégantes” afin d’aller plus loin.

La meilleure garde robe éco-responsable est celle que l’on possède déjà

Il convient tout d’abord de toujours se rappeler que le vêtement le plus responsable est celui que l’on possède déjà dans l’armoire. Donc, le premier principe est déjà de savoir comment exploiter au mieux sa penderie avant de penser à racheter de nouveaux vêtements.

C’est pourquoi, la première action consiste à faire le tri dans sa garde robe pour voir tout ce qui peut être utilisé et comment. Pensons alors à up-cycler, transformer, une pièce dont on s’est lassé dans la durée. Pourquoi abandonner définitivement une pièce qui nécessiterait simplement d’être raccommodée joliment avec une broderie, un écusson fantaisie ou autre « repair patch ». Ou encore, pourquoi laisser dormir au placard un pantalon trop long ou une jupe qui n’a pas la longueur idéale, sous prétexte que vous ne savez pas faire un ourlet ? Enfin, pourquoi ne plus porter tel ou tel vêtement sous prétexte que vous ne savez pas comment l’associer ? Ou parce que vous doutez qu’il vous flatte ou corresponde vraiment à votre style personnel ?

Se libérer du regard des autres

Le constat actuel, c’est que nous ne sommes pas indépendants et éduqués pour exploiter au mieux notre garde robe. Nous sommes dépendants du regard des autres. Par exemple des personnalités de magazines ou des réseaux sociaux qui deviennent les exemples à suivre. D’ailleurs, les tendances changent tous les 15 jours et créent de nouvelles envies passagères: la fast fashion. Ce qui consiste à racheter pas cher plutôt que d’apprendre à réparer ou à associer différemment.

Nous sommes des « assistés vestimentaires » : on laisse à la société le pouvoir de  dicter notre style et nos dépenses. Une facilité qui, sans nous en apercevoir, nous fait perdre identité, créativité et libre arbitre. Et pas mal d’argent aussi au passage!

L’autonomie vestimentaire

Ainsi, le concept d’autonomie vestimentaire constitue la pierre angulaire d’une garde robe éco-responsable. Elle suppose de ré-apprendre à s’habiller. Cette notion signifie essentiellement :

  • Savoir se valoriser avec les coupes, couleurs, matières (c’est ce que je transmets dans ma masterclass 1).
  • Construire son style personnel, réaliser des looks différents, associer les vêtements avec un maximum de combinaisons (c’est ce que je transmets dans ma masterclass 2).
  • Devenir autonome dans la réparation et la transformation des vêtements : consultez des DIY, prenez quelques cours de couture.
  • Améliorer la compréhension et la définition de ses propres besoins : ne plus se laisser influencer à tord et à travers par les vitrines de la fast fashion, par les magazines et les influenceurs.

Lorsqu’à l’issue de ce que j’appelle la transition slow, on atteint cette autonomie vestimentaire, alors on peut se construire une garde robe éco-responsable.

Aux oubliettes la Fast Fashion

Aller vers la bonne voie, cela s’apprend avec quelques astuces. On sait qu’on emprunte le bon chemin lorsqu’on devient efficace dans la ré-utilisation de nos vêtements au profit d’un style personnel plus affirmé. Mais aussi quand on sait précisément ce dont on a besoin, ce qui valorise notre apparence physique et notre personnalité.  Et avoir une telle connaissance de soi et une maîtrise de sa garde robe qu’on ne ressent plus le besoin d’acheter de la nouveauté. Finalement, youtes les tentations suscitées par la fast fashion, et qui nous envahissaient auparavant, disparaissent. 

Acheter moins mais mieux

Lorsqu’on parvient à cette autonomie vestimentaire, on dépense beaucoup moins. On ne peut plus passer des samedis dans les grands magasins. D’ailleurs, Cela ne nous attire même plus. Je dirais même que cette seule idée nous écoeure ! On ne se perd plus sur les sites à l’aveuglette pour remplir le panier de tout ce qui à l’air chouette. Enfin, on devient pleinement conscient que tout cela n’a pas de sens. Puis, on apprend à identifier quelles sont les éventuelles pièces complémentaires à acquérir en temps voulu. La précision devient telle, que la quantité est nécessairement limitée. C’est là qu’on arrive enfin dans le savoir « acheter moins mais mieux ».

Marques éco-responsables

A ce moment là, on est suffisamment ouvert et expérimenté pour être en mesure de :

  • repérer facilement en seconde main le vêtement spécifique recherché ; 
  • cibler une marque éco-responsable qui pourrait proposer une offre correspondant à notre recherche.

Pour vous aider à trouver la marque éco-responsable correspondant à votre besoin, je vous propose un outil très pratique : une sélection de plus de 200 enseignes engagées et stylées, classées dans un guide gratuit à télécharger en vous inscrivant ici.

Lorsqu’on a accompli cette transition, on sent la satisfaction jusque dans les tripes. On se sent heureux. Tellement heureux qu’on ne peut plus jamais revenir en arrière. La garde robe éco-responsable s’inscrit alors dans la durée :

  • parce qu’on a désormais les bons réflexes,
  • On sait entretenir, réparer, faire durer,
  • Et on sait choisir ce dont on ne va pas se lasser,
  • Enfin, parce que les rares achats sont de très bonne qualité.

Et vous, vous en êtes où dans votre transition slow concernant votre garde robe ?

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